Si, commentaire il y a. Ce n'est pas en éliminant certains types de chiens qu'on éliminera le problème. Ce dernier est complexe: sans aucun doute, la race du chien joue un rôle, mais non moins important est le comportement du propriétaire ET des autres, les innocent bystanders, ceux qui se font mordre et tuer. Toute personne moyennement intéressée sait que chaque race a ses propres caractéristiques. On pourrait presque parler de "caractère", sauf que ces caractéristiques sont générales: ici, le racisme est approprié. Dans le temps, on choisissait une race de chien en fonction du travail qu'il devait faire – et on le lui faisait faire, aussi. Aujourd'hui on choisit principalement pour des raisons esthétiques et/ou émotionnelles, et le chien ne travaille plus; il est status symbol, ersatz de progéniture, bibelot, mais presque jamais bête de travail – et tout aussi rarement animal. Or le chien, génétiquement configuré pour remplir des fonctions spécifiques, n'a ni les moyens naturels ni le pouvoir rationnel nécessaires à s'adapter à cette nouvelle situation. S'il est possible de compenser le manque d'activité en imposant une discipline stricte, la plupart des propriétaires de cabots ne sont pas en mesure de le faire, car même cela implique un travail continu et discipliné de la part du propriétaire, pour lequel la plupart n'ont ni le temps ni la disposition. Un cynophile allemand a écrit entre les deux guerres "Qui se trouve incapable d'éduquer un chien correctement devrait s'abstenir de fonder une famille". Les analogies sautent aux yeux. Parallèlement, les personnes qui réagissent à un chien étranger soit avec un excès de crainte, soit avec un excès d'amicalité provoquent une réaction négative de l'animal et se mettent en risque. L'animal sent la peur de l'autre et, ne pouvant pas s'imaginer qu'il puisse lui-même en être la cause, en identifie la raison dans l'autre objet présent – l'autre, justement. Les personnes qui ont peur des chiens se font mordre le plus souvent. Toutefois, c'est au propriétaire du chien de veiller à ce que son animal soit tenu de façon correspondant à sa nature. Ceci dit, il n'est pas toujours possible d'éliminer tous les risques; un chien est un animal, et même le plus petit a assez de force dans la mâchoire pour percer les peaux les plus dures. Moralité: le problème du chien est un problème d'humain. Même les races les plus "dangereuses" peuvent être désamorcées si le propriétaire est conscient de la nature du chien et la respecte – par exemple en gardant le pitbull sous surveillance stricte. Mais qui a choisi un chien pour une raison stupide ne peut que continuer sur la même voie – stupidement. Et la stupidité, hélas, ne connaît pas de limites et ne sera jamais déracinée. Pour qui ne me connaît pas: je suis propriétaire de chiens, certains d'entre eux très difficiles, et j'ai été mordue à trois ans par un chien (autrement) absolument inoffensif.
mon intension n'était pas de critiquer les pitbulls mais le gouvernement suisse dans sa stupide valse hésitation (un pas en avant, un pas en arrière ou vice-versa). Par ailleurs, on dit "tel chien tel maître" et je dois dire que j'en ai un peu marre de voir défiler les skins arborant la croix celtique et précédés de leur fidèle pitbull. Il est vrai que cela ne se produit que le jour de la fête nationale et qu'ils n'ont sans doute pas demandé au préalable son avis à leur fidèle compagnon à 4 pattes.
Jojo, s'il y a une chose qu'on ne peut reprocher au chien, c'est d'être un animal politique. Cela est réservé aux plus bêtes que lui. Ah! Je me surpasse!
4 commentaires:
Si, commentaire il y a. Ce n'est pas en éliminant certains types de chiens qu'on éliminera le problème. Ce dernier est complexe: sans aucun doute, la race du chien joue un rôle, mais non moins important est le comportement du propriétaire ET des autres, les innocent bystanders, ceux qui se font mordre et tuer.
Toute personne moyennement intéressée sait que chaque race a ses propres caractéristiques. On pourrait presque parler de "caractère", sauf que ces caractéristiques sont générales: ici, le racisme est approprié. Dans le temps, on choisissait une race de chien en fonction du travail qu'il devait faire – et on le lui faisait faire, aussi. Aujourd'hui on choisit principalement pour des raisons esthétiques et/ou émotionnelles, et le chien ne travaille plus; il est status symbol, ersatz de progéniture, bibelot, mais presque jamais bête de travail – et tout aussi rarement animal. Or le chien, génétiquement configuré pour remplir des fonctions spécifiques, n'a ni les moyens naturels ni le pouvoir rationnel nécessaires à s'adapter à cette nouvelle situation. S'il est possible de compenser le manque d'activité en imposant une discipline stricte, la plupart des propriétaires de cabots ne sont pas en mesure de le faire, car même cela implique un travail continu et discipliné de la part du propriétaire, pour lequel la plupart n'ont ni le temps ni la disposition. Un cynophile allemand a écrit entre les deux guerres "Qui se trouve incapable d'éduquer un chien correctement devrait s'abstenir de fonder une famille". Les analogies sautent aux yeux.
Parallèlement, les personnes qui réagissent à un chien étranger soit avec un excès de crainte, soit avec un excès d'amicalité provoquent une réaction négative de l'animal et se mettent en risque. L'animal sent la peur de l'autre et, ne pouvant pas s'imaginer qu'il puisse lui-même en être la cause, en identifie la raison dans l'autre objet présent – l'autre, justement. Les personnes qui ont peur des chiens se font mordre le plus souvent. Toutefois, c'est au propriétaire du chien de veiller à ce que son animal soit tenu de façon correspondant à sa nature. Ceci dit, il n'est pas toujours possible d'éliminer tous les risques; un chien est un animal, et même le plus petit a assez de force dans la mâchoire pour percer les peaux les plus dures.
Moralité: le problème du chien est un problème d'humain. Même les races les plus "dangereuses" peuvent être désamorcées si le propriétaire est conscient de la nature du chien et la respecte – par exemple en gardant le pitbull sous surveillance stricte. Mais qui a choisi un chien pour une raison stupide ne peut que continuer sur la même voie – stupidement. Et la stupidité, hélas, ne connaît pas de limites et ne sera jamais déracinée.
Pour qui ne me connaît pas: je suis propriétaire de chiens, certains d'entre eux très difficiles, et j'ai été mordue à trois ans par un chien (autrement) absolument inoffensif.
Chère Torquy,
mon intension n'était pas de critiquer les pitbulls mais le gouvernement suisse dans sa stupide valse hésitation (un pas en avant, un pas en arrière ou vice-versa). Par ailleurs, on dit "tel chien tel maître" et je dois dire que j'en ai un peu marre de voir défiler les skins arborant la croix celtique et précédés de leur fidèle pitbull. Il est vrai que cela ne se produit que le jour de la fête nationale et qu'ils n'ont sans doute pas demandé au préalable son avis à leur fidèle compagnon à 4 pattes.
Jojo, s'il y a une chose qu'on ne peut reprocher au chien, c'est d'être un animal politique. Cela est réservé aux plus bêtes que lui.
Ah! Je me surpasse!
En effet ! ;-) Ceci dit, ma contribution visait aussi la politique parfois indigne de notre gouvernement à l'égard des demandeurs d'asile.
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